Dick Annegarn

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Site officiel : http://www.annegarn.com/

Sites conseillés: http://pantin.boom.ru/texts/a/annegarn_dick/annegarn.htm

http://www.insite.fr/interdit/2002fev/annegarn.htm

Tchernobyl blues

Album : "Ullegarra" (1990)

Je suis blanc-bec russe un prince sans Prusse
Un prince sans roi y en a d'autres comme moi
Qui écoutent John Lennon sur leur vieux gramophone
Ils écoutent Jimmy Hendrix sur leur vieux tourne-disque

Tchernobyl blues Tchernobyl blues

J'écoute la radio je vois la télé
Je lis les journaux je suis sur-informé
Deux ou deux-milles face ou bien pile
De rems ou de rads de quel mal malade

Tchernobyl blues Tchernobyl blues

J'ai pris mon vélo pour faire du chemin
Je croise des silos où il n'y a pas que du grain
Mes pieds ont brûlé mes pneus ont crevé
Ma tête est malade mes yeux irradiés

Tchernobyl blues Tchernobyl blues

La ville était déserte on avait évacué
Tout ce qui encore un peu remuait
Mon corps était inerte sur le sol de la tour
De la cour derrière le parapet
Je fais le sourd je fais le mort je fais le muet

Tchernobyl blues Tchernobyl blues

J'entendais le silence derrière le mur
Du jardin du voisin citadin mitoyen
La femme est opulente luquant de ses yeux
Curieux yeux derrière les mailles
Je suis né dans un monde terrible monde de son filet

Tchernobyl blues Tchernobyl blues

Les hommes étaient alertes les sirènes
Des autos de secours hurlaient
Mes amis seraient indemnes
Si seulement ils auraient pu éviter
ça de justesse

Sanglier

Album : ?

OYEZ OYEZ
TAIAUT
VAILADI VAILADI
VLO

Mobilisez vos modestes armes à feux
Vaudrait peut-être mieux ça que de dire adieu
Solidairement solidaire d'une terre prospére
Oserions-nous tuer ou laisser faire

Les sangliers lui va voguant à sa vacation
Les rats musqués de saison
Les chats sauvages divaguant à ses occupations
Des marécages

OYEZ OYEZ
TAIAUT
VAILADI VAILADI
VLO

Rodant par là suivi de quelques marcassins
Cette bête-là connaît trop bien son terrain
Positivement pourvu de dents et de défenses
Oserions-nous commettre cette imprudence

Aux sangliers lui va voguant à sa vacation
Aux rats musqués de saison
Aux chats sauvages divaguant à ses occupations
Des marécages

OYEZ OYEZ
TAIAUT
VAILADI VAILADI
VLO

Englué embourbé enclavé dans un pré

Sauvagement poursuivi dans la forêt
Fauve banni du ban de Rambouillet
Bauge piégé et bois empoisonné
Oserions-nous encore les pourchasser

Les sangliers lui va voguant à sa vacation
Les rats musqués de saison
Les chats sauvages divaguant à ses occupation
Des marécages

Renard

Album : : "De ce spectacle ici sur terre " (1978) 

Y a des bois
Y a des champs
Y a des bêtes
Puis y a des chasseurs
Y a des lois
Et des flingues
Et des sous-bois
Et des doux dingues

Renard ! Viens me trouver
Si tu cherches un trou, viens me trouver
Veinard ! Celui qui peut
T'héberger, t'héberger

Y a des mois
Y a longtemps
Que j'attends
Moi aussi traqué
Mais dis-moi
T'es confiant
Tu n'attends plus
D'être repéré

Renard ! Viens me trouver
Si tu cherches un trou, viens me trouver
Veinard ! Celui qui peut
T'héberger, t'héberger

Y a des bois
Y a longtemps
Moi, aussi traqué
Y a des lois
T'es confiant, tu penses peut-être
Te goupiller
Renard ! Viens me trouver
Si tu cherches un trou, viens me trouver
Veinard ! Celui qui peut
T'héberger, t'héberger

Quelle belle vallée

Album : : « Chansons fleuves » (1990)

Quelle belle vallée avec ses plaines avec ses prés
Avec ses reines avec ses fées ailées
Quelle belle vallée que je m'en vais te raconter
Que je m'en vais te rencontrer à pied

Les oiseaux ont les os creux comme des haricots
Les radis font leurs nids aux racines des pissenlits
Les rats d'eau ont le dos qui font frémir les roseaux
Les radis sont petits "c'est pour ouvrir l'appétit"

Quelle belle vallée avec ses fermes et ses fermiers
Avec ses gaines et ses greniers bondés
Quelle belle vallée avec ses cucurbitacées
Avec ses cultures labourées l'été

Les saisons font le con à travers toutes les saisons
Le ciel fond tout en larme à chaque coup de feu d'une arme
Les charrues les chariots les chenus et les chevaux
Tombent en rade quelle salade à chaque coup de claironade

Quelle belle vallée avec son ciel ensoleillé
Avec son seigle avec son blé semé
Quelle belle vallée avec ses chênes ses châtaigniers
Avec ses frênes ses peupliers plantés

Quelle belle vallée avec ses fleuves et ses cités
Avec ses neuves destinées tracées
Quelle belle vallée avec ses papes et ses papiers
Avec ses pompes et ses pompiers

Les campeurs n'ont pas peur de faire peur aux autr'campeurs
Les touristes ne sont pas tristes pollueurs et optimistes
Les pêcheurs sont songeurs à l'approche des buldos
Les brochets aux aguets d'un beau banc de barbiquets

Quelle belle vallée avec ses digues et ses bateaux
Avec ses zigues et ses autos zozos
Quelle belle vallée avec ses ponts et ses chaussées
Avec ses ronds et ses carrés carrément

L'univers

Album : : " Sacré Géranium " (1973)

Citoyens qui êtes de ce monde
Fils de terre et fille qui les fécondent
La terre n'est qu'un trou dans l'univers
Un nid de fourmis, un nid plein d'humains

Qui je le crois et vous avertis
Est à sa fin, sur son déclin
Bientôt on sera plus qu'un raisin
Dans l'uni, l'uni, l'uni, l'uni, l'univers

Est beaucoup plus vaste que l'on croit connaître
Que l'on croit pouvoir contenir dans nos sciences
L'univers est absolunivers et absolunique corpusculaire
Immensément grand

Relatif est notre avenir, relatif à son désir
Le désir du maître des êtres
Qui peut-être va nous faire disparaître

Relatif est notre avenir
Sa colére sera éphémére
Petit saut d'humeur et la terre ne sera plus que vapeur
Par Jupi, Jupi, Jupi, Jupi, Jupiter

Il se fâchera quand il s'apercevra
Qu'une petite sphére faite de mer et de terre
Va trop vite, sur son orbite
Il nous fera disparaître
Il nous fera qu'une pitch'nette

Mais moi j'aurai déjà disparu
Je m'éclipserai dés demain
Je m'en vais dés demain
Sur mon char, je me barre dardar

Je m'en vais
Je suis mon nez
Je vais loin

Adieur Verdure

Album : : " Adieu verdure " (1999)

Adieu verdure, je vais faire ma cure d'intoxication
Salut la ville, agonie de la civilisation

Au revoir, châtaignier, au revoir
Salut l'ombre, qui souvent me protégeait
Contre les éclats de cette chaleur désespoir
Du soleil, autour de contrastes nuancés

Adieu verdure, je vais faire ma cure d'intoxication
Salut la ville, agonie de la civilisation

Dis, la ville, ouvre tes débits,
Remplis du meilleur vin tes tonneaux,
Je paye une cuite à tous mes bons amis,
Fêter la victoire de l'automobile

Adieu verdure, je vais faire ma cure d'intoxication
Salut la ville, agonie de la civilisation

Dis, Nature, pourrai-je revenir
Je fais mes bagages, j'en ai pas pour longtemps,
Un an ou deux, le temps de repartir,
Et si tu veux je travaillerai tes champs

 

 

 

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