Olivier Cabanel

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Mon arbre

Album : "Le tango des marginaux" (1976). Réenregistrée dans l'Album "Rêver" (2006)


Sur la grand place y avait un arbre
aux feuilles toutes déchirées
au tronc veiné comme du marbre
on dit que c’est un marronnier
des enfants y jouent le dimanche
les chiens lui pissent sur le nez
des amoureux sont sous ses branches
pour y graver quelques baisers

il est tellement bien sur sa place
qu’on croirait qu’il peut pas bouger
pourtant faudra qu’il cède la place
il paraît qu’on va le couper
et l’on va construire à sa place
une banque en béton chromé
sur ses murs faudrait une plaque
qui parlerait du marronnier

ici vivait un centenaire
qui n’en pouvait plus de pousser
il est mort un jour à la guerre
que lui avaient fait des banquiers
quand tous les banquiers de la terre
auront massacré les forêts
ils garderont, du moins j’espère
un arbre pour se rappeler

cette chanson est un hommage
à mon parolier préféré
qui aimait ciseler des textes
mieux qu’ on fait du persil haché
il parlait toujours de son arbre
qu’il n’aurait jamais du quitter
maintenant qu’il est sous le marbre
je veux la lui dédicacer

sur la grand place, y avait un arbre
aux feuilles toutes déchirées
au tronc veiné comme du marbre
on dit que c’était un marronnier
les enfants y jouaient le dimanche
les chiens lui pissaient sur le nez
et des amoureux sous ses branches
y gravaient toujours des baisers

La première pierre

Album : "Le tango des marginaux" (1976). Réenregistrée dans l'Album "Rêver" (2006)


Le soleil qui passe pose sa lumière La lune qui lasse nous laisse la nuit
Allons donc poser la première pierre Le soleil s’impose, l’ombre se choisit

Les murs se sont tus recouverts d’affiches De publicité qui pense pour nous
Quelques graffitis murmurent en peinture Laissant présager d’autre jours plus doux

La télévision fabrique des ânes Préfiguration des temps à venir
Car la création est tombée en panne
L’imagination est un pieux souvenir

Pour mieux camoufler le fond du problème Les médias s’amusent de la vérité
Le peuple applaudit, car c’est ce qu’il aime
Du pain et des jeux pour se rassurer

L’eau du robinet à un goût étrange Puisqu’il faut bien sur la javelliser
Les petits nitrates à l’eau se mélangent
Le sang ne peut plus se renouveler

L’incinérateur qui nous empoisonne, sème ici ou là, des petites cancers
Et les optimistes pourtant se raisonnent
Jurant qu’il suffit de voter « les verts »

Et ne parlons pas de ces OGM qu’on veut à tout prix nous voir adopter
C’est en quelque sorte le malheur qu’on sème
Et des maladies qu’on va récolter

Le piège énergie prétexte à la bombe Centrales nucléaires d’apprentis sorciers
A la moindre fuite et c’est l’hécatombe
Mais les responsables seront protégés

Et puis les croyants, au nom du prophète Se font suicider en super marché
Sur qu’au paradis ce serait la fête
Et qu’ils auraient cent vierges pour se défouler

Les autres croyants sont dans la prière Et donnent l’obole, font la charité
Tout çà pour la caisse de leur cher saint père
Croulant sous le poids de ses habits dorés

Puisque tout se vend, et que tout s’achète On pardonne à ceux qui ont tant péché
Surtout quand leur bourse regorge de piécettes
Et que les églises vendent la sainteté

Si le temps qui passe fait vivre ceux qui trichent Bercés à l’abri de leur illusion
Pourquoi s’énerver si tout le monde s’en fiche
Moi j’arrête la ma petite chanson

La chasse

Album : "Le tango des marginaux" (1976).

Faut les voir comme des fous, mettre leur tenue verte
se tenir à l’affût quand la chasse est ouverte
une biche c’est peu, mais quand c’est la dernière
faut être un moins que rien pour lui offrir l’enfer

un chasseur à l’affût, a montré son derrière
un autre a tiré d’ssus le prenant pour un lièvre
qu’on prenne le chasseur pour lapin ou pour lièvre
me met du baume au cœur et du sourire aux lèvres

car au futur civet qui meurt en gibecière
je préfère voir passer le chasseur en civière
il y a tant de dindons, ou de poules fermières
pour servir de raison aux fines cuisinières

quand le dernier lion finira en fourrière
ou fera du tremplin dans un cirque d’hiver
je me demande bien quel animal sur terre
ils auront comme prétexte à préparer leur guerre

certains ont déjà pris des pauvres sur la terre
qu’ils forcent à courir et tirent comme des lièvres
d’autres m’ont déclaré, sans craindre le cachot
pour la prochaine paix on a le canon chaud

y a des odeurs de mort, qui passent les frontières
le chasseur quand il sort devient un militaire
y'a des odeurs de mort qui dépassent les frontières
ils appellent çà un sport, j’appelle çà la guerre (bis
)

Quatre gouttes d'eau

Album :  "A ta santé connerie!" 45 tours, SVC dardilly production(1986)
 

Quatre gouttes d’eau
font bien pousser les radis
cinq gouttes de pluie
font déborder les ruisseaux
un grain de sable
peut arrêter la machine
il est même capable
d’arrêter toute une usine
aux dernières élections
pour faire pencher la balance
il ne manquait que ma voix
pour faire le changement en France
je voulais voter Coluche
mais comme on l’a dégonflé
comme un ballon de baudruche
j’ai voté juste à coté

une centrale nucléaire
marchait bien tranquillement
mais un joint de la chaudière
soudain à foutu le camps
le sodium s’est échappé
et enflammé aussitôt
la région a explosé
le pays a fait bravo (la belle bleue)

une armée marchait au pas
au pas cadencé bien sûr
et pour faire des dégâts
je cherchais le défaut de l’armure
lors j’ai fais un croche patte
au dernier de la rangée
et comme un château de carte
toute l’armée s’est écroulée

si ma chanson n’a pas suffit
pas plus que les gouttes d’eau
à faire pousser les radis
ou déborder les ruisseaux
j’espère que pour le moins
excusez moi du peu
cet espèce de refrain
mettra de l’huile sur le feu

Petit brin d'herbe

Enregistrement audio-visuel "Temps d'M" (1993)

Petit brin d’herbe deviendra grand
s’il trouve un sol nourrissant
Riche en oligo-éléments,
et de la terre fraîche
Petit brin d’herbe deviendra grand,
si le lapin qu’est dans le champ
Ne le coupe pas d’un coup de dents,
et que rien ne l’empêche
ref :
Car le petit sert d’aliment
A celui qui est un peu plus grand
Qui a son tour également,
Sera mangé par un plus grand
Lequel plus grand, naturellement
Se désagrégera en mourant
En riche oligo-éléments
Qui nourriront l’herbe des champs

Petit lapin deviendra grand
S’il trouve de l’herbe dans le champ
Riche en oligo-éléments
Et que rien ne l’empêche
Petit lapin deviendra grand
Si on l’cuit pas auparavant
Dans un petit peu de vin blanc
Nappé de crème fraîche

Petit garçon deviendra grand
S’il mange du lapin des champs
Celui qui courait tout le temps
Pour un peu d’herbe fraîche
Petit garçon deviendra grand
S’il meurt pas pour ses vingt ans
Par la faute d’un commandant
A la mine revêche

Ref
Petit brin d’herbe deviendra grand s’il trouve un sol nourrissant
Petit lapin deviendra grand s’il trouve de l’herbe dans le champ
Petit garçon deviendra grand s’il mange du lapin des champs

Les fruits en mer

Album :  "changer d'ère" (2002)
 

Ils avaient dit : la pollution c’est du bidon
Ils avaient dit : y a beaucoup d’exagération
Ils avaient dit : il suffit de faire attention
ils avaient dit, ils avaient bien parlé

va mon enfant, cueillir des fruits en mer
car sur la terre, ils ne mûriront plus
Depuis qu’il y a eu cette lueur la bas ? tout est fini, continuez sans moi

Ils avaient dit : le nucléaire, c’est sans danger
Ils avaient dit : d’ailleurs on peut pas s’en passer
Ils avaient dit : et puis les risques sont calculés
ils avaient dit, ils avaient bien parlé

va mon enfant……

Ils avaient dit : on va limiter l’armement
ils avaient dit :
les bombes seront plus propres qu’avant
Ils avaient dit : il faut penser à nos enfants
ils avaient dit, ils avaient bien parlé

va mon enfant……
 

Les emplettes

Album :  "changer d'ère" (2002)

Accrochez-vous bien à vos chaises, on va faire un voyage
ou l’important c’est d’être à l’aise pour voir le paysage
prenez le grand tapis qui passe ou le prochain nuage
Serrez-vous encore par ici il reste de la place
Promenons-nous dans la rue attention au carnage
les voitures sans dessus dessous écrasent tout au passage
les chiens les vieux les femmes les clous les piétons de tous âges
ils sont pressés comme des fous de mourir avant l’age

de tout coté on se dépêche pour arriver à l’heure
à peine le temps de manger une pèche il faut gagner son beurre
on tourne en rond comme des fous pour trouver une place
ou l’on pourrait poser son clou pendant que l’heure passe
ça grouille vraiment très fort en dessous c’est vraiment la panique
on dirait des fourmis, des poux c’est pire qu’en Amérique
regardez la livre de choux que j’ai acheté la veille
il est 5 sous moins cher qu’en dessous c’est une bonne affaire

moi j’achète tout chez confolage moi tout sur l’Internet
à super y a du marchandage j’y fais tout’ mes emplettes
j’ai acheté trois kilos de foin et du foie de mouette
cent vingt huit grappes de raisins, des pots de pâquerettes
une boite de fruits déconfits, un manteau à plumage
un grand hachoir à pissenlit, une planche à dépassage
trois pots de camomille flétrie, trois cent vis de serrage
une enveloppe de bigoudis, un gant de prélavage

une caisse de ramasse miette, une tonne d’asperge
un avion de bananes fraîches, pour les moments de diète
et la revue, la femme inquiète, avec tout plein de recettes
un camion de croissants chauds, et des crêpes Suzette
un vilebrequin à deux créneaux, une flèche à lamelle
une machine à faire le beau des skis pour quadrupèdes
et un cadeau pour ma maman : une guitare en liège
c’est fou c’qu’on a avec l’argent, c’est fou ce qu’on achète

si on me donnait l’occasion, j’achèterais sur la terre
les forçats d’la consommation
j’les mettrais dans une fusée interplanétaire
en route pour mars ou Jupiter et vogue la galère
une fois que ceux-ci seraient partis, on entendrait les animaux
dirent en cœur tout réjouis, on a eu l’dernier mot
nous voilà enfin débarrassés de façon définitive,
de cette masse d’excités, fallait bien que tout le monde vive

fallait bien qu’tout le monde vive
fallait bien, fallait, fallait bien…
 

Où vas-tu ?

Enregistrement à venir
 

Ou vas-tu petit garçon? Je vais à la boulangerie
Acheter quelques bonbons, et puis des pâtisseries

Les bonbons sucre candi m’ont creusé plein de caries
Ref : T’en fais pas petit garçon, bientôt t’auras plus de soucis !

Ou vas-tu petit garçon Je vais à la charcuterie
Acheter un peu d’jambon, et quelques cochonneries

Les bonbons sucre candi, m’ont creusé plein de caries
Le jambon qu’était pas bon m’a parsemé de boutons ref :

Ou vas-tu petit garçon ? je vais au restorapide
Pour manger un steak haché, et bien me remplir le bide

Les bonbons sucre candi m’ont creusé plein de caries
Le jambon qu’était pas bon m’a parsemé de boutons
Les steack hormonisé m’ont plongé dans l’obésité ref :

Ou vas-tu petit garçon ? Je vais à la fromagerie
Pour du fromage en portion qui vient de la vache qui crie

Les bonbons sucre candi m’ont creusé plein de caries
Le jambon qu’était pas bon m’a parsemé de boutons
Les steack hormonisé m’ont plongé dans l’obésité
Le fromage à vacherie m’a donné la dysenterie ref :

Ou vas-tu petit garçon ? je vais à la distillerie
Acheter quelques litrons pour recharger mes batteries

Les bonbons sucre candi m’ont creusé plein de caries
Le jambon qu’était pas bon m’a parsemé de boutons
Les steack hormonisé m’ont plongé dans l’obésité
Le fromage à vacherie m’a donné la dysenterie
Le vin qu’était trafiqué m’a complètement ulcéré ref :

Ou vas-tu petit garçon ? je vais à la pharmacie
Acheter des médications pour soigner tout’ces maladies
Les bonbons sucre candi m’ont creusé plein de caries
Le jambon qu’était pas bon m’a parsemé de boutons
Les steack hormonisé m’ont plongé dans l’obésité
Le fromage à vacherie m’a donné la dysenterie
Le vin qu’était trafiqué m’a complètement ulcéré
Les remèdes étaient mauvais, je suis en train d’agoniser

Tu vois bien petit garçon, bientôt t’auras plus de soucis !
 

Dodo

Enregistrement à venir

A force de déverser des saletés dans la mer
La posidonie a tout doucement décliné
Et le sable des belles plages des stations balnéaires
N’ayant rien pour se fixer nous a abandonné
Les plages ayant disparues sont partis les touristes
Et l’économie de la région s’est effondrée
Mais ça se passait dans les années trop pessimistes
Vous pouvez continuer à bien faire dodo

A force d’arracher les haies pour faire place nette
La partie fertile de la terre s’est envolée
Emportée par les orages, soufflée par les tempêtes
Et pour récolter il faudra mettre de l’engrais
Augmenter le rendement à coup d’engrais chimiques
A rendu notre eau potable impropre à consommer
Mais çà se passait dans les années post hystériques
Vous pouvez continuer à bien faire dodo

A force de vaporiser des sprays dans l’atmosphère
La couche d’ozone s’est p’tit à petit effacée
Du coup elle a laissé passer les rayons solaires
Dont les effets sont pas bons pour notre p’tit santé
Ils ont une radioactivité nucléaire
Et laisserons sur nos peaux des tas de p’tits cancers
Mais çà se passait dans les années mill’centenaires
Vous pouvez continuer à bien faire dodo

A force de relâcher trop de gaz carbonique
L’atmosphère de la terre s’est doucement réchauffé
La banquise a fondu déclenchant la panique
Car le niveau de la mer à bien sur remonté
Tout en remontant, ça a noyé les grandes villes
Londres new York et Tokyo se sont r’trouvé sous l’eau
Tout çà se passait dans les années 2 ou 3 mille
Vous pouvez continuer à bien faire dodo
Aujourd’hui tout se passe on’n’peut mieux sur la terre
On est cajolés, vaccinés, toujours rassurés
Les journalistes ont mission de ne jamais se taire
Et l’information n’a jamais de mal passer
Tant pis si quelques attardés concons et testataires
Nous menacent des pires maux et de calamités
Le plus important c’est d’ ne jamais s’en faire,
vive l’instant présent, et faut surtout pas s’inquiéter

Le navire

Enregistrement à venir

dans un laboratoire, les savants mettent au point
la bombe expiatoire qui sauterait demain
dans la rivière pale, l’usine a déversé
sa ration bien légale de merde empoisonnée
d’un ensemble exemplaire, les fumées sont vomies
et dans notre atmosphère, les jours deviennent nuit

Qui prendra ce navire ?
Qui s’en va aujourd’hui ?
Qui prendra ce navire
Qui s’en va dans la nuit ?

la cale d’un navire se rince dans la mer
Quel marin en délire viendrait rincer la mer ?
dans la fort putride on pique nique sans merci
et les conserves vides se mêlent aux orties
les poudres insecticides saupoudrées sans arrêt
deviennent homicides, font des cerveaux tarés

dans les prairies en fleur courent des vaches folles
nourries avec erreur en inversant les rôles
dans la ménagerie, un éléphant déprime
se demandant à quoi cette existence rime
dans sa cage dorée un perroquet s’emmerde
répétant sans arrêt : les libertés se perdent

ami, les jeux sont faits, elle est finie la fête
la vie est polluée et y a qu’une planète
Noé prit un navire, emmena ses enfants
sa femme et quelques livres des puces, des éléphants
Noé prit le navire qui partait aujourd’hui
Noé prit le navire qui partait dans la nuit

Ou allait ce navire, un jour je l’ai appris
C’est pas un délire, c’était pas le paradis
Ou allait ce navire, il changeait pas de pays
C’est Noé qui sans rire à l’oreille m’as dit
Puisque notre vieille terre se trouve à l’agonie
Il faut changer de planète ou bien changer la vie

le nom de ce navire, un jour je l’ai appris
c’était pas l’intrépide, l’insolent, l’insoumis
le nom de ce navire, il finit par "logie"
et commence par école, vous m’avez bien compris
qui prendra ce navire, qui s’en va aujourd’hui
Qui prendra ce navire qui s’en va dans la nuit ?

Une poule

Album "Rêver" (2006)

Une poule sur un mur, qui picorait du pain dur
M’a dit comme çà sans rigoler,
Mes derniers jours sont p’tet comptés
Avec leur sale grippe aviaire
J’me fais une déprime sévère
Et du mouron pour ma couvée
Qu’est ce qui va bientôt m’arriver

Une vache lui a répondu
Moi non plus je n’en peu plus
Je me port’ de plus en plus mal
Avec leur farines animales
J’ai le bassin qui fout le camp
Et les guibolles en fromage blanc
On a du souci à se faire
Quand tu vois ce que l’on digère

une brebis en tremblotant
Se rappelait de ses printemps
Quand elle gambadait dans les près
Au lieu de vivre enfermée
A manger des trucs pas très bons
Qui vous foutent un sacré bourdon
C’est pas drôle de vivre en prison
Sans voir passer toutes les saisons

Les plantes se mirent de la partie
En poussant d’effroyables cris
Avec leur produits transgéniques
On va attraper des coliques
Qu’est-ce qu’il leur prend à ces humains
De nous traiter comme des chiens
Ils oublient donc qu’on les nourrit
On mérite pas un tel mépris

Çà se passait, y a très longtemps
Du temps que nous étions enfants
Que nous cherchions dans les forets
Des chanterelles ou des bolets
Un pauvre hère me l’a raconté
Je ne crois pas que c’était vrai
Une seule chose dont je suis sur
C’est qu’aujourd’hui, y a plus d’nature

Y a plus de terre, plus d’océans
plus qu’un vieux désert toujours blanc
Et personne pour chanter aux pierres
Personne pour dire des prières
Çà se passait y a très longtemps
Du temps que nous étions enfants
Que nous cherchions dans la forêt
Des chanterelles ou des bolets

 

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