Clouman

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Le peu de toi

Album : "Clouman se lance!" (2007)

On a brûlé ta maison
Tout détruit sans compassion
Exterminé ton clan
On a volé tes enfants
Ils t’accompagnent en prison
Toi, si fidèle compagnon
Humilié indifférent
Sous le regard des passants
Et maintenant ce désespoir
Dessine un toit jusqu’au soir
Ta bouille triste, tes yeux timides
En pâture aux yeux avides
Pourquoi n’y a-t-il donc pas de haine
Dans ce regard qu’on a détruit
Pourquoi y’a-t-il tant de tendresse
Dans ces yeux qui n’ont pas compris
Pourquoi y’a-t-il tant de tendresse
Tu aurais pu sans mal
Avec ta force colossale
Te venger d’un regard noir
Régner sur d’autres territoires
Etendre ton Eden
Broyer ceux qui te gène
Mais toi si calme et placide
T’as préféré l’équilibre
A la guerre et au pouvoir
T’as choisis l’harmonie
Nous tout d’orgueil et tout de gloire
On a saccagé ta vie

Pourquoi n’y a-t-il donc pas de haine
Dans ce regard qu’on a détruit
Pourquoi y’a-t-il tant de tendresse
Dans ces yeux qui n’ont pas compris
Pourquoi y’a-t-il tant de tendresse
Et nous qui t’avons tout volés
Comment peux-tu nous pardonner
Et devant tant de cruauté
Comment fais-tu pour pardonner
Comment fais-tu pour pardonner

Puis un jour ton regard
Comme un message en retard
Influencer notre cœur
Avant la toute dernière heure
Toi le grand singe des forêts
Bientôt disparu du tout
Nous aurons alors fini d’effacer
Le peu de toi qui reste en nous
Bientôt disparu du tout
Nous aurons alors fini d’effacer
Le peu de toi qui reste en nous

Nous aurons alors fini d’effacer
Le peu de toi qui reste en nous

Le peu de toi qui reste en nous

Le peu de toi qui reste en moi

Du tigre en toi

Album : "Clouman se lance!" (2007)

Tu aimais la forêt, les tigres que tu craignais
Tant de beauté, Tant de respect
Tes dieux c’était la terre
Les étoiles la rivière
La mousson en repère
Ils sont arrivés, ils ont coupé ta forêt
Décimé les tigres sans respect
Planté d’autres vérités
Et des promesses dorées pour te civiliser
T’es parti à la ville pour changer d’aventure
Ne plus te retourner, maintenant c’est trop dur
Mais les lois ne sont plus celles de la nature
Les tigres des finances et les forêts d’acier
Ta sœur vend son corps
Et ton nouveau décor
C’est l’usine, le soir tu mendies
Les touristes violent ton pays
Et ils te touchent aussi
Sur toi tant de mépris
Le tigre en pot dans la vitrine
Tes pensées assassines
Tu voudrais tant rentrer chez toi
Mais il n’y a plus de chez toi
Tout est converti tout est perverti
T’as suivi tous ces prêtres, religions du commerce
Endoctriné jour et nuit, tes valeurs se dispersent
Tu oublies l’essentiel, tu ne rêves que du futile
Tu crains maintenant la mousson oh jadis si divine
Tu mouilles ta veste en jean
T’es parti dans la jungle pour revoir ton village
Mais tu ne reconnais plus rien, tout n’est que saccage
Les derniers tigres royaux sont protégés en cage
De dépit ton cœur a tourné la page
Le monde aussi c’est dommage

Tu rêves encore parfois du tigre dans les bois
Sauvage tout au fond de toi
Une magie de roi que nous n’avons pas
T’as du tigre en toi, ne l’oublie pas

Tout le monde s'en fout

Album : Clouman se lance (2007)

Inéluctablement, l’homme empiète sur la forêt
Inexorablement, il détruit tous ses secrets
Immanquablement, il tronçonne la branche de sa vie
Sur laquelle un jour plein d’orgueil, il s’est assis

Inéluctablement, nous intoxiquons l’océan
Inexorablement nous le vidons de son vivant
Immanquablement nous perdons avec la folie
L'humilité de vivre en harmonie

Nature victime de nos excès
KO par manque de respect
Le vent du soir tourne à l’orage
Souffle sa rage
L’Homme se croit plus fort que tout
La Terre meurt devant nous
Tout le monde s’en fout

Inéluctablement, nous polluons la moindre source
Inexorablement, nous nous privons de ses ressources
Immanquablement, nous empoisonnons les nuages
Après nous le déluge, trop de messages

La nature appelle au secours
Comment pouvons-nous rester sourds
Le vent souffle son désespoir
Et nous de croire que rien n’est grave ni noir
La Terre meurt devant nous
Tout le monde s’en fout
Et le vent
Celui qui tempère le temps
Un beau jour, lui s’essoufflera
Seras-tu là
Pour la fin
Un autre destin
La Terre meurt devant nous
Tout le monde s’en fout

La nature appelle au secours
Comment pouvons-nous rester sourds
N’avons-nous donc plus d’amour en retour
Elle a été notre berceau
Nous lui creusons un tombeau

Tout le monde s’en fout

 

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