Krêposuk

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Prestigieuse Erika

Album : "A la dérive" (2005)

Papa explique-moi pourquoi
Sur la plage tout ce nutella.
On dirait que ça vient de là,
Du gros bateau cassé là-bas.

Eh papa moi je savais pas
Les oiseaux aiment pas l’chocolat,
Pour que ça les tue tous comme ça,
C'est une satanée crise de foie !

Papa les p’tits bateaux
Pleins de pétrole ont-ils une âme ?
Pour répandre sur nos côtes
Leur merde infâme.
Papa mais dis-moi donc
Où c’est qu'il est
Le vrai coupable,
Celui qu’a tout renversé
Sur le sable ?

Papa explique-moi donc pourquoi
Sur la plage tout ce nutella.
Qui c’est le chef, le grand pacha ?
Qui s'en fout que nous on est là ?

Eh papa si ça dure comme ça,
Tous ces bateaux
Qui nous aiment pas,
Eh papa mais avec tout ça,
P’tite sirène
Aura les ch’veux gras.

Papa les p’tits bateaux
Pleins de pétrole ont-ils une âme ?
Pour répandre sur nos côtes
Leur merde infâme.
Papa mais dis-moi donc
Où c’est qu'il est
Le vrai coupable,
Celui qu’a tout renversé
Sur le sable ?

Que ce soit ESSO ou FINA
Et ça, ils ne sont pas finauds.
Les coquillages
N’aiment pas SHELL
Et TOTAL leurs jambes
en sont belles.
Du canyon à Llevoli Sun
Vingt ans sans évolution,
Depuis le temps
Que l'alarme sonne,
Statu quo sur les décisions !

Papa les p'tits bateaux
Pleins de pétrole ont-ils une âme ?
Pour répandre sur nos côtes
Leur merde infâme.
Papa mais dis-moi donc
Où c’est qu'il est
Le vrai coupable,
Celui qu’a tout renversé
Sur le sable ?

Et demain?

Album : "A la dérive" (2005)


Sur l'asphalte de notre enfance,
Se dressaient quelques pissenlits.
Témoin d'un parfum d’insouciance,
Qu’hélas il n'y a plus aujourd'hui.

Dans les rues de notre enfance,
Aux murs chaque jour un peu plus gris,
On faisait pas gaffe à la dépense,
On consommait sans interdit.

À trop pomper la sève,
La plante verte s'incline et crève.

Sur les ruines de notre enfance,
Terrains fertiles pour pylônes gris,
Règne un parfum d'accoutumance,
A voir chaque jour moins de vie.

Et nos sincères condoléances,
A toi celle qui nous a nourri,
Paradoxe de l'intelligence,
Nous sommes aujourd'hui en sursis.

Et si c'est pas ta faute,
T’en paies le prix pour les autres.

Et dédions nous ces quelques mots,
Pauvres artisans du chaos,
Car le jour où sonnera le glas,
Un pissenlit refleurira.

À moins que vous ne préfériez,
Prendre le temps de vous poser,
Ralentir un peu la machine,
Pour respirer sans ventoline.

On est quelques milliards,
A croire qu'il n'est pas trop
tard.

 

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