Noahidy

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Les peupliers

Album : "La tête en l'air" (2006)

C’est impossible d’imaginer
Que demain lorsque je me lèverai.
L’homme et ses machines derrière chez moi auront tout dévasté.
C’est d’autant plus dur de penser
Que dès mon enfance ces arbres m’ont accompagné,
Lors de ces douces promenades d’été et où grand père m’a enseigné.
D’ailleurs s’il était encore là moi je crois bien que ça chaufferait.
L’amour des arbres c’est lui qui me l’a légué.
Alors j’fais vivre cet héritage. Faut suivre la parole des sages.
Refrain :
C’est incroyable de bien être, qu’ils nous amènent.
Comme si le bonheur était ancré dans nos veines.
Une bouffée d’air pur de l’oxygène pour notre futur, de l’ombre, de la fraîcheur et de la vie ça c’est sûr.
Mais l’homme est-il si ignorant, pour ne pas voir que la nature se flétrit avec le temps.
C’est impossible d’imaginer,
Que jamais plus le vent ne viendra caresser leurs extrémités.
Que jamais plus le bruissement des feuilles ne viendra nous chatouiller.
Et c’est d’autant plus dur de penser
Que notre petit coin de verdure semble perdu à jamais.
C’est comme une intime blessure qui n’est pas prête de s’effacer,
Je me sens meurtri depuis qu’ils ont violé notre jardin secret, notre jardin secret…
Et moi j’erre au milieu, de notre paradis déchu,
Déçu de voir que personne ne nous a entendu.
J’ai besoin d’air, j’erre mais ne digère plus,
Les conneries de ceux que ne bougent pas leurs culs.
L’heure des beaux discours est terminée. Moi je veux agir, et respirer.
Refrain :
C’est incroyable de bien être, qu’ils nous amènent.
Comme si le bonheur était ancré dans nos veines.
Une bouffée d’air pur de l’oxygène pour notre futur, de l’ombre, de la fraîcheur et de la vie ça c’est sûr.
Mais l’homme est-il si ignorant, pour ne pas voir que la nature se flétrit avec le temps.
C’est impossible d’imaginer,
Que notre cas n’est que l’esquisse d’une absurde généralité.
Que le fléau s’est étendu plus loin que ne porte nos vues,
Et que malgré toutes nos alertes, notre monde court à sa perte.
C’est d’autant plus dur de penser
Que chaque jour qui passe, quelques hectares de plus sont arrachés,
Et que par acquis de conscience et peu importe ce que dit la science,
On replante quelques nouveaux nés qui mettront des centaines d’années :
A grossir, à grandir, à mûrir, à s’épanouir,
A préserver nos vies d’une bien triste accalmie,
A devenir une aire de jeu, une lieu de rencontre pour les amoureux,
Ou un lieu de recueillement,
Pour ceux qui ont saisi l’important,
Mais où vont les enfants…
 

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