Thibor

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Arbre

Album  compilation "Des vertes et des bien mûres "(2007)


Il se peut qu’à jamais tu me perdes
Si tu ne trouves pas le remède
Aux embûches de l’homme
Il faut, petit d’homme, que tu m’aides

Qu’en ton coeur tu concentres
Tes émotions, tes forces entre
Les lignes de ton front
Pour raviver l’écorce
La sève de mon torse
Et les branches de mon tronc !

J’ai si souvent broyé du noir
Sali mes rêves au brou des noix
Je suis la mémoire des arbres
La souvenance, le témoin
Et j’aurais tant voulu oublier qu’on délabre
Que les aiguilles sont plus blessantes que le foin

Il se peut qu’à jamais je m’en aille
Si tu ne trouves pas les tenailles
Pour enlever les clous de mes veines
Les cordes de pendu et les chaînes

Vos griffes me font mal
Je n’ vois plus d’un bon oeil
Vos flèches sentimentales
Vous oubliez en chemin
Que les nervures de mes feuilles
Sont les lignes de vos mains

Tel un homme
Le palétuvier marche
L’acacia empoisonne
Et le figuier étrangle
Tel un homme…

Il se peut qu’à jamais tu te perdes
Si pour guérir tu n’as plus les racines
Et si tu oublies le secret des herbes
Toi, petit d’homme greffé à la machine

L’avancée du bitume
A effacé la frontière
Que vois-tu sans tes oeillères ?
Sens-tu monter l’amertume ?
Combien de feux, combien d’hivers
Avant que l’homme fasse machine arrière ?

J’ai si souvent broyé du noir
Sali mes rêves au brou des noix
Et j’aurais tant voulu oublier qu’on délabre
Que les aiguilles sont plus blessantes que le foin
 

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