Jacques Yvart

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Progrès et capital ont trop partie liée

Album :"Citoyen du monde" (1990)

Et voilà l’océan violé et souillé
Par ses propres enfants, Maricide innommable
Nous venons de la mer, l’avons nous oublié
Jadis il était doux de marcher sur le sable
Nous venons de la mer, l’avons nous oublié
Jadis il était doux de marcher sur le sable


Nos frères les oiseaux sur leurs derniers refuges
Payent d’une mort horrible la rançon au progrès
J’ai honte devant tant de souffrances endurées
Nos frères les oiseaux dénoncent le grabuge
J’ai honte devant tant de souffrances endurées
Nos frères les oiseaux dénoncent le grabuge

Et vous gens du rivage pêcheurs goémoniers
La moisson est finie avant d’être levée
Vous n’irez plus aux bois les algues sont brûlées
Où sont les fruits les fleurs que vous nous rameniez
Vous n’irez plus aux bois les algues sont brûlées
Où sont les fruits les fleurs que vous nous rameniez

A tous les Seveso les Amoco-cadiz
Que l’on construit encore, témoins de la folie
Vous portez dans vos flancs plus de morts que de vie
Les risques sont énormes il faut qu’on se le dise
Vous portez dans vos flancs plus de morts que de vie
Les risques sont énormes il faut qu’on se le dise

Mais le ver est en nous, c’est ce qui nous désarme
Nous sommes responsables tant pis pour nos enfants
Devrons nous purifier la mer avec nos larmes
Les temps viendront bientôt, sera-t-il encore tant ?
Devrons nous purifier la mer avec nos larmes
Les temps viendront bientôt, sera-t-il encore tant ?

On prendra des mesures à jamais inutiles
Certains s’envoleront sur leurs arches dorées
Et pourrons méditer les leçons à tirer
Tout en cherchant une autre planète d’asile
Et pourrons méditer les leçons à tirer
Tout en cherchant une autre planète d’asile

Progrès et capital ont trop partie liée
On ne sait plus si c’est l’un ou l’autre
Qui mène cette course au vertige à l’échelle inhumaine
Pourquoi va-t-on si vite ? La question est posée
Cette course au vertige à l’échelle inhumaine
Pourquoi va-t-on si vite ? La question est posée

Paix aux baleines

Album :"Bonjour la paix!" Texte de Jean-Paul Hébert. Musique Jacques Yvart. (1991)

La première guerre planétaire
S’est comptée en mégatonnes
Elle a submergé les terres
Du Cap Nord jusqu’au Cap Horn
Le million de survivants
Pensait surtout à nager
Du coup la chasse aux baleines
S’est mise à péricliter

Refrain :
Ne pense pas à demain
Petit homme, nage,nage
Ne pense pas à demain
Et nage vers ton destin

Il s’est écoulé deux siècles
Tout aurait pu s’arranger
Les hommes, oubliant la terre
ferme
Commençaient à s’adapter
L’âme aquatique et sereine
Ils développaient des nageoires
Sans se méfier des baleines :
Les hommes n’ont pas de
mémoire

Les baleines mangent des
crevettes
Et du plancton à la tonne
Mais leur gourmandise secrète
Devint de croquer de l’homme
Dans l’homme il y a du déchet
Mais en éclatant la tête
On y sentait le fumet
D’un grain de folie parfaite

Pour des baleines efficaces
Chasser l’homme c’est sans
danger
C’est le plaisir de la chasse
Quand on est avantagé
Cent mille baleines alléchées
Un million d’infirmes marins
Cinquante homme par bouchée
Ca n’pouvait pas aller bien loin

Un jour une baleine goulue
Avala le dernier bonhomme
Fugitivement elle eut
L’impression d’une bourde
énorme
Mais repue et philosophe
Sans trop chercher à comprendre
Elle rota et se dit « bof !
Ce qui est pris n’est plus à
prendre. »

Ravage

Album :"Master série" (1995). 1ère édition en 1972

Je viens de me réveiller après un mauvais rêve
Ma chair s’en allait en morceau
Je ne pouvais plus marcher
Des milliers de poissons morts flottaient sur la rivière
Les arbres n’avaient plus de feuilles
C’était pourtant l’été

Qu’est devenu le ciel ?
Qu’est devenue la terre ?
Qu’est devenu le soleil ?
On dit qu’il brille la nuit
Que sont devenues les fleurs 
De la chanson de Madeleine ?
Elles sont à jamais fanées
Mais personne ne les a cueillies

Je regarde autour de moi
C’est la suite du rêve
Je suis entouré de gens
J’ai peur de les regarder
Je ne peux réaliser
Ce sont bien la mes frères
Mi-homme, mi-batracien
A la peau verte, aux doigts palmés

Qu’est devenu le ciel ?
Qu’est devenue la terre ?
Qu’est devenu le soleil ?
On dit qu’il brille la nuit
Que sont devenues les fleurs 
De la chanson de Madeleine ?
Elles sont à jamais fanées
Mais personne ne les a cueillies

Je marche droit devant moi
Tout comme dans un rêve
J’avance au milieu des ruines
Il paraît que c’était Paris
Dans une odeur de charnier
Je débouche sur la Seine
L’eau a pris la couleur du sang
Entre les berges blessées

Qu’est devenu le ciel ?
Qu’est devenue la terre ?
Qu’est devenu le soleil ?
On dit qu’il brille la nuit
Que sont devenues les fleurs 
De la chanson de Madeleine ?
Elles sont à jamais fanées
Mais personne ne les a cueillies

Mais personne ne les a cueillies
Monsieur, vas-tu ouvrir les yeux ?

Album :"Master série" (1995). 1ère édition en 1972

Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?
Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?

Voyons les enfants soyez raisonnables
Et ne mettez pas vos pieds sur la table
Ne me dites plus rien
Vous comprendrez demain
Nous voulons votre bien

La vie d’aujourd’hui est si fantastique
Retournez à vos jouets de plastique
Regagnez vos refuges
Après moi le déluge
Après moi le déluge

Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?
Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?

Vous n’irez plus au bois
Adieu romance
Les lauriers sont coupés
Quelle importance
Nul besoin de boussoles
Là-bas dans vos écoles
Au quinzième sous-sol

Ne chantez pas que je l'ai pris notre monde
Qui vous a dit d’arrêter votre monde
Regagnez vos refuges
Après moi le déluge
Après moi le déluge

Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?
Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?
Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?
Monsieur, Monsieur, Monsieur
Vas-tu ouvrir les yeux ?
La fleur

Album :"Master série" (1995). 1ère édition en 1972

C’est du sommeil que je tisse
Blanche, lisse et rouge au cœur
La fleur
C’est du sommeil qu’elle monte
De tous les jardins du monde
La fleur
Elle me dit la merveille
Et va toucher le soleil
Au cœur
Je veux chanter à tue-tête
A tue-gorge et à tue-cœur
La fleur
C’est de ma nuit où je veille
Que monte ma sans pareil
Ma fleur
Au front de ceux qu’on fusille
Pose une bouche de fille
De sœur, elle grandit par saccades
Tombe prisons, barricades
En cœur
Et les prisonniers candides
Font une ronde où préside
Ma fleur
A l’ONU c’est unique
Les délégués en tunique 
Affleurent
Arrosant d’une main douce
Le gratte-ciel où elle pousse
Ma fleur
Ont décrété sans mystère
Qu’on bombarderait la Terre
De fleurs
Que de Paris à Shangaï
Commencerait la bataille de fleurs
C’est du sommeil que je tisse
Blanche, lisse et rouge au cœur
La fleur
C’est du sommeil qu’elle monte
De tous les jardins du monde
La fleur
Elle me dit, je t’appelle
Je t’annonce la nouvelle
Il est l’heure
Elle me dit la merveille
Et va toucher le soleil
Au cœur
Un arbre

Album :"Master série" (1995). 1ère édition en 1972

Comme font vos Babel
De béton de vitrages
Y passent des rebelles
Sur des chevaux d’orage
Viendras-tu l’hirondelle
Feras-tu le voyage
Jusqu’à ce bout de ciel
Que me font vos Babel

Un arbre c’est si beau
C’est droit, ça chante haut
Avec ses milles feuilles
Un arbre dans la vie
Ça demeure un ami
Quand la vie se défeuille

Que me font vos cités
D’orgueil, d’apocalypse
Y passent des étés
Qui jamais ne fleurissent
Et je m’use à compter
Les croix de mon supplice
Au ciel décapité
Que me font vos cités

Un arbre c’est si beau
C’est droit, ça chante haut
Avec ses milles feuilles
Un arbre dans la vie
Ça demeure un ami
Quand la vie se défeuille
Donner des moi des Cyprès
Debout dans les étoiles
Et des Chênes givrés 
Où boxent les rafales
Donner moi des forêts
De vertes cathédrales
Où je m’endormirais
Où je m’endormirais

Un arbre c’est si beau
C’est droit, ça chante haut
Avec ses milles fleuilles
Un arbre dans la vie
Ça demeure un ami
Quand la vie se défeuille

 

 

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